Actualités


A l'occasion de l'Assemblée Générale du SNFBM le vendredi 23 juin 2017
, les adhérents ont procédé au renouvellement partiel du Conseil d'Administration du Syndicat, qui compte 13 membres. 
COMPOSITION DU CONSEIL D ADMINISTRATION DU SNFBM AU 23 06 17 (Pdf, 0,92 Mo)

Communiqué de presse (16/03/2017) :

Beverage Can Makers Europe et European Metal Packaging fusionnent pour former Metal Packaging Europe
Pour en savoir + : 
2017 03 16 BCME et Empac fusionnent pour former Metal Packaging Europe FINAL FR (Pdf, 0,15 Mo)


L’avis de l’ANSES du 16 juin dernier confirme clairement une absence de risques en contact alimentaire au regard de la nouvelle DJT fixée par l’EFSA.

En conséquence le SNFBM demande à la France d’harmoniser au plus vite les positions Française et Européenne sur ce dossier.

Pour en savoir + sur le communiqué de presse du SNFBM du 01/09/2015 :


150901 COMMUNIQUE DE PRESSE SNFBM SUITE A AVIS ANSES DU 160615 VF (Pdf, 0,67 Mo)

A l'occasion de l'Assemblée Générale du SNFBM le vendredi 26 juin 2015
, de l'amont à l'aval, toute la filière de l'Emballage Métallique a exprimé les orientations économiques et fait part des innovations technologiques du secteur. 

Bonne lecture à tous,
Table ronde de la filiere Emballages Metalliques AG2015 (Pdf, 2,89 Mo)

A l'occasion de l'Assemblée Générale du SNFBM le vendredi 26 juin 2015
, les adhérents ont procédé au renouvellement partiel du Conseil d'Administration du Syndicat, qui compte 14 membres. 
150626 RENOUVELLEMENT PARTIEL DU CA SUITE A AG2015 (Pdf, 0,52 Mo)


2015 est une année marquante pour les emballages métalliques

Le 100
anniversaire du SNFBM a été célébré lors de l’assemblée générale de ce syndicat représentant les professionnels de l’emballage métallique, le 26 juin 2015, à Paris. Ce centenaire est l’occasion de rappeler que le 3e secteur industriel français dans le domaine de l'emballage a une actualité particulièrement forte.

Une croissance sensible mais à relativiser

  • Le chiffre d’affaires 2014 de la profession progresse d’environ 3,5 % par rapport à 2013.
  • L’année 2014 est celle de la canette avec une croissance de près de 10% des boîtes boissons remplies en France et le franchissement du cap des 5 milliards de boîtes remplies.
  • La conserve accomplit elle aussi une bonne performance. L’activité globale 2014, tirée par la progression des volumes à l’export, augmente de 5%.
  • Cette hausse globale est largement soutenue par une activité export importante qui représentait près de 40% des volumes manufacturés en France avant l’entrée en vigueur de la loi interdisant le bisphénol A dans les contenants alimentaires et leur exportation, le 1er janvier 2015.
  • Cette loi, unique au monde, est très contestée sur le plan européen et international. Elle entrave la compétitivité de la filière sur les marchés internationaux. En conséquence, la filière de l’emballage métallique demande à la France et à l’Europe d’harmoniser au plus vite leurs positions.

Des innovations invisibles mais permanentes

  • Le taux d’équipement des boîtes en ouverture facile augmente et culmine à 91% en 2014. Parmi quelques innovations des industriels du secteur adhérents du SNFBM, OptiLift® d’Ardagh ou encore Easylift™ de Crown font partie des technologies qui simplifient la vie des consommateurs.
  • Les boîtes empilables se font plus nombreuses et représentent 88% des volumes.
  • Les fondeurs et l’ensemble des fabricants d’emballages métalliques continuent à repousser les limites de la légèreté des contenants métalliques. Ceux-ci ont vu leur poids réduit d’environ 40% ces 50 dernières années. Le procédé d’emboutissage-étirage Draw Wall Iron d’Ardagh permet par exemple de réduire le métal de 15% par rapport à une boîte emboutie étirée standard.
  • Les mises en forme complexes permettent elles aussi des économies de matière première.
  • La boîte boisson tend à s’amincir (avec la canette slim), à se personnaliser (avec le variable printing mis en œuvre notamment par Ball Packaging et Crown Bevcan), à offrir de nouvelles expériences visuelles et tactiles (comme les flocages du groupe Massilly) et à devenir un objet interactif (avec les QR codes)…

Les Français plébiscitent la conserve !

  • Pour le 220e anniversaire de l’appertisation, la conserve continue à s’imposer comme l’un des modes de conservation les plus sûrs et les plus sains au monde. Les Français la plébiscitent et la consomment deux fois plus que les autres Européens.
  • La loi sur l’interdiction du bisphénol A dans les contenants alimentaires revient sur le devant de la scène avec la demande du Conseil d’Etat au Conseil constitutionnel de se prononcer sur la constitutionnalité de la suspension de la commercialisation des contenants alimentaires comportant du bisphénol A, le 17 juin 2015.

Le public plus sensible à la notion de « matériau permanent »

  • Les législateurs et les consommateurs européens sont de plus en plus sensibles au concept de matériau permanent. Les métaux sont des matériaux permanents car ils se recyclent à l’infini en gardant les mêmes caractéristiques techniques et en redevenant vierges de tout contaminant.
  • Faciles et économiques à récupérer dans les centres de tri (avec un overband magnétique pour l’acier ou par courants de Foucault pour l’aluminium), les emballages métalliques  sont les plus recyclés des emballages primaires.

Qui sommes-nous ?

Le Syndicat National des Fabricants de Boîtes, emballages et bouchages Métalliques (SNFBM) est le porte-parole de l'industrie française de l’emballage métallique. Il défend les intérêts de ses membres et promeut les bénéfices de l'emballage métallique et de ses matériaux permanents, recyclables à l'infini. Des boîtes de conserves aux boîtes boissons, en passant par les aérosols, les emballages pour produits chimiques et industriels et tous les types de bouchages, le SNFBM représente le 3e secteur industriel français dans le domaine de l'emballage avec, en 2014, un chiffre d'affaires d'environ 1,5 milliard d’euros*. Le secteur de l'emballage métallique est composé de 35 établissements de production, de la PME aux grands groupes internationaux. Il emploie près de 20 000 salariés en emplois directs et indirects.

 

*le SNFBM fédère les 2/3 des fabricants d’emballages métalliques en France dont la quasi-totalité des secteurs alimentaires.
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EFSA (Communiqué de Presse du 21/01/2015) - L’exposition au bisphénol A ne présente pas de risque pour la santé des consommateurs

La réévaluation complète par l'EFSA de l'exposition au bisphénol A (BPA) et de sa toxicité a permis de conclure qu’aux niveaux actuels d’exposition, le BPA ne présente pas de risque pour la santé des consommateurs de tous les groupes d'âge (y compris les enfants à naître, les nourrissons et les adolescents). L'exposition par voie alimentaire ou par l’intermédiaire d'une combinaison d’autres sources (alimentation, poussière, cosmétiques et papier thermique) est considérablement inférieure au niveau sans danger (la « dose journalière tolérable » ou DJT).

Bien que la disponibilité de nouvelles données et de méthodologies affinées aient conduit les experts de l'EFSA à réduire considérablement le niveau sans danger du BPA – de 50 microgrammes par kilogramme de poids corporel par jour (µg/kg de pc/jour) à 4 µg/kg de pc/jour –  les estimations les plus élevées de l'exposition alimentaire ou de l'exposition provenant d'une combinaison de sources diverses (appelée « exposition agrégée» dans l'avis scientifique de EFSA) sont malgré tout de trois à cinq fois inférieures à cette nouvelle DJT.

Les incertitudes entourant les effets sanitaires potentiels du BPA sur la glande mammaire ainsi que sur les systèmes reproductif, métabolique, neurocomportemental et immunitaire ont été quantifiées et prises en compte dans le calcul de la DJT. Cette DJT a par ailleurs été fixée de manière provisoire dans l’attente des résultats d'une étude à long terme chez le rat, qui contribuera à réduire ces incertitudes.

Pourquoi l'EFSA a-t-elle procédé à cette évaluation des risques?

Le BPA est un composé chimique utilisé dans la fabrication de matériaux en contact avec des aliments, tels que des articles de vaisselle réutilisables en plastique ou des revêtements de boîtes de conserve ou de cannettes (principalement en couche de protection). Le BPA est aussi communément employé dans le papier thermique habituellement utilisé pour les tickets de caisse. Des résidus de BPA peuvent migrer dans les aliments et les boissons et être ingérés par le consommateur. Le BPA issu d'autres sources que les sources alimentaires, y compris le papier thermique, les cosmétiques et la poussière, peut être absorbé à travers la peau et par inhalation.

Le Dr. Trine Husøy est membre du groupe d'experts de l'EFSA sur les matériaux en contact avec les aliments (groupe scientifique CEF) et présidente du groupe de travail sur le BPA. Elle a déclaré: «Le groupe scientifique a décidé de réévaluer la sécurité du BPA suite à la publication d'un très grand nombre de nouvelles études ces dernières années.»

Dans un souci d'ouverture et de transparence, l'EFSA a organisé une vaste consultation publique à ce sujet et entretenu un dialogue avec les autorités nationales et les parties prenantes au cours de son évaluation des risques afin de garantir que l'éventail le plus large possible de points de vue scientifiques et d'informations soient pris en compte. Selon le Dr Husøy: «Le processus de consultation publique nous a permis d’approfondir notre évaluation car des informations supplémentaires nous ont été communiquées et c’était une opportunité pour nous de clarifier certains aspects importants de l'avis, tels que les incertitudes auxquelles nous avons été confrontés». (Un rapport sur la consultation publique est disponible ci-dessous.)

Une évaluation affinée de la toxicité du BPA

Après s’être penchés sur un nombre significatif de nouvelles informations scientifiques concernant les effets toxiques du BPA, les experts du groupe CEF ont conclu que de hautes doses de BPA (plusieurs centaines de fois supérieures à la DJT) étaient susceptibles d'avoir des effets indésirables sur les reins et le foie. Il pourrait aussi avoir des effets sur la glande mammaire chez les animaux.

Les études indiquant que le BPA serait à l’origine d'autres effets sur la santé se sont avérées moins probantes, a indiqué le Dr Husøy. «Les effets sur les systèmes reproductif, nerveux, immunitaire, métabolique et cardiovasculaire, ainsi que les effets sur le développement du cancer sont actuellement considérés comme improbables mais, sur la base des preuves disponibles, il n’a toutefois pas été possible de les exclure totalement. Ils représentent donc une incertitude supplémentaire concernant les dangers associés au BPA et ils ont par conséquent été pris en considération.»

Le groupe scientifique a également étudié la possibilité que le BPA entraîne des réponses inattendues à des différentes doses, par exemple, des effets indésirables qui ne seraient induits que par de faibles doses de BPA (appelées « relations doses-réponses non monotones» ou DRNM). Les experts ont conclu que les données disponibles à ce sujet n'apportaient pas la preuve de ces relations s’agissant des effets sur la santé examinés.

Une image plus précise de l’exposition d’origine alimentaire, mais plus incertaine quant aux sources non-alimentaires

En 2006, lors de la dernière estimation par l’EFSA de l'exposition alimentaire au BPA, les données disponibles étaient moins nombreuses et les experts de l'EFSA avaient par conséquent dû émettre plusieurs hypothèses prudentes concernant la consommation et les concentrations de BPA dans les aliments. «Grâce à des données beaucoup plus importantes et de meilleure qualité, nous avons aujourd’hui pu mettre à jour et estimer plus précisément l'exposition alimentaire au BPA pour tous les groupes de population» a déclaré le Dr Husøy. «En conséquence, nous savons à présent que l'exposition alimentaire est de quatre à quinze fois plus faible que précédemment estimée par l'EFSA, en fonction du groupe d'âge.»

Pour la première fois, l'EFSA a également évalué l'exposition au BPA issu de sources non alimentaires. Le Dr Husøy a toutefois tenu à souligner le point suivant: «Nous manquons de données pour documenter l'exposition cutanée – par exemple, la quantité de BPA que l'organisme absorbe à travers la peau lors d’un contact avec du papier thermique – ce qui accroît réellement les incertitudes entourant les estimations relatives au papier thermique et aux cosmétiques».

Quantifier et prendre en compte les incertitudes

Les experts de l'EFSA ont utilisé de nouvelles méthodologies pour prendre en compte les incertitudes entourant les effets potentiels sur la santé, les estimations de l'exposition et  l'évaluation des risques pour l'homme. Le Dr Husøy a expliqué qu'«en analysant chaque incertitude une par une et en combinant les jugements des experts, le groupe scientifique a pu quantifier ces incertitudes et en tenir compte dans l’évaluation des risques et l'établissement de la DJT.»

L'EFSA réexaminera la DJT provisoire lorsque les résultats d’activités de recherche à long terme menées dans le cadre du programme national de toxicologie des États-Unis seront disponibles pour être évalués dans deux à trois ans. Ces recherches devraient apporter des réponses à bon nombre des incertitudes qui subsistent concernant les effets toxiques du BPA.

L'EFSA et l'Agence française de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) ont discuté de leurs évaluations respectives du BPA au cours de ce processus. Un compte-rendu de ces discussions est disponible ci-dessous.

L'EFSA a préparé un résumé non technique (ou «de vulgarisation») de son avis scientifique afin d’en faciliter la compréhension ; elle aborde aussi des aspects supplémentaires de ce travail dans ses réponses aux questions fréquemment posées sur le BPA.


Notes aux éditeurs:

Le rôle de l'EFSA dans le système de sécurité des aliments de l'UE consiste à réaliser l’évaluation scientifique des risques. Cette évaluation des risques contribue à la prise de décision par les gestionnaires des risques de la Commission européenne, du Parlement européen et des États membres, instances qui réglementent l'utilisation sûre du BPA en tant que matériau en contact avec les aliments. Les gestionnaires des risques tiennent compte de cette évaluation mais aussi d'autres facteurs lorsqu’ils prennent des décisions relevant de la gestion des risques. Les autres éléments considérés ne relèvent pas des compétences de l'EFSA telles que définies par la législation européenne.

Pour les questions provenant des médias, veuillez contacter le service:
Relations Médias EFSA 
Tél. +39 0521 036 149
E-mail: Press@efsa.europa.eu



Par Françoise Albasini, rédactrice en chef d'Emballage Digest (ed. 06/2014 n°589)

La suspension du BPA : pour nombre d’acteurs concernés c’est plié… mais pas forcément pour la loi française
L
e BPA fait encore beaucoup parler de lui alors que pour nombre d’acteurs concernés par sa suspension dans les emballages alimentaires à partir du 1er janvier 2015, c’est une affaire «pliée». Au point qu’au terme suspension a vite été substitué celui d’interdiction. 
«Il faut savoir tourner la page et regarder l’avenir» a fait remarquer récemment Guy Montlahuc, directeur général adjoint du CTCPA. (1)

 

La loi 2012-1442 s’appliquera. Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, l’a dit à plusieurs reprises (2). Peut-être un peu vite !

 

En tous les cas, les Conserveurs Français de Poissons se disent prêts. Et ils ne sont pas les seuls du secteur alimentaire. Les entreprises y travaillent depuis plusieurs années. Pour elles, comme pour le Centre technique de la Conservation des produits Agricoles-CTCPA, la question n’est plus la suspension/interdiction du BPA. La question qui domine est celle de la qualité des vernis de substitution sur le long terme. Pour les industriels de la conserve de poisson, ces solutions vont entraîner une réduction de la durée de vie de leur produit, d’un an environ.

 

Effectivement, selon le CTCPA qui travaille avec les fabricants de boîtes en métal sur cette substitution depuis 2010, dans 85% des cas des solutions ont été trouvées. Sur les 15% restant, des solutions sont en cours et pour quelques cas (5% - par exemple les couvercles de cornichons - produit très acide), les essais doivent être prolongés d’ici la fin 2014. 
Les essais menés ont permis de passer en BPA-NI-non intentionel pour certains produits dès 2013, avec une DLUO réduite d’un an dans un premier temps, d’accepter des défauts mineurs (légère coloration des vernis). Le comportement des produits de substitution dans le temps est bien tout l’enjeu de demain. «Le travail à venir est de définir de nouveaux tests bio et analytiques pour caractériser les vernis au-delà des exigences réglementaires» a souligné le directeur adjoint du CTCPA.

 

Le SNFBM-Syndicat national des fabricants de boîtes, emballages et bouchages métalliques qui a travaillé de concert avec le Centre technique, ne dit pas autre chose mais se montre plus prudent. «La mutation technologique implique des évaluations en profondeur des principaux points [ndlr : 9 listés et étudiés] sur tous les vernis BPA-NI» a souligné Olivier Draullette, délégué général du syndicat lors de son Assemblée générale (3). Il a aussi ajouté : «notre industrie s’interdira de mettre un produit sur le marché tant que toutes les étapes de sécurité n’ont pas été franchies avec succès. Ce qui nécessite un délai qui n’est pas toujours compatible avec la loi française». 
Le fait que le Gouvernement n’ait pas remis au Parlement - avant le 1er juillet 2014 (4), comme le stipule l’article 1 de la loi - le rapport évaluant les substituts possibles au bisphénol A «pour ses applications industrielles au regard de leur éventuelle toxicité», est révélateur d’une situation complexe…

 

… et de divergence des points de vue scientifiques. Que dira l’autre rapport également très attendu, celui de l’EFSA-Autorité européenne de sécurité des aliments dont la date de publication est sans cesse repoussée. La dernière avancée par la Commission européenne : début 2015. Ce rapport pourra-t-il faire évoluer la réglementation française ? C’est la question de fond qui reste à traiter. 
En effet, si les divergences apparaissent trop grandes, la France pourra-t-elle au nom de la libre circulation des produits continuer à interdire la mise sur le marché des emballages alimentaires sans BPA, alors qu’il existe un niveau estimé sans danger d'exposition au BPA-connu sous le nom de DJT-dose journalière tolérable (5). La France pourra-t-elle continuer à se retrancher derrière le critère de protection de la santé du consommateur ? La Commission européenne pourra-t-elle agir au contentieux contre la France si le rapport EFSA est plus modéré ?

 

Autant d’incertitude qui pourrait assombrir l’horizon des industriels alors qu’ils ont besoin d’un environnement dégagé pour leur développement. Autant d’incertitude qui pourrait peser sur l’avenir d’une filière française qui n’aura plus le droit d’exporter un emballage accepté dans les autres pays. Incertitudes aussi sur les moyens de contrôle du respect de la suspension par les produits importés. 
L’affaire du BPA ne fait que commencer…

 

(1) Lors de son intervention au 9è rendez vous de l’emballage organisé par le LNE dont le thème général portait cette année sur «les Matériaux au contact des aliments» (2) ebonus du 28 avril 2014 - www.emballagedigest.fr/actualité (3) AG qui s’est tenue le 13 juin (4) ebonus du 1er juillet 2014 (5) Avis de l'Efsa-17 janvier 2014.



 

 

 

Françoise Albasini, rédactrice en chef.

La suspension du BPA : pour nombre d’acteurs concernés c’est plié… mais pas forcément pour la loi française
Le BPA fait encore beaucoup parler de lui alors que pour nombre d’acteurs concernés par sa suspension dans les emballages alimentaires à partir du 1er janvier 2015, c’est une affaire «pliée». Au point qu’au terme suspension a vite été substitué celui d’interdiction. 
«Il faut savoir tourner la page et regarder l’avenir» a fait remarquer récemment Guy Montlahuc, directeur général adjoint du CTCPA. (1)

 

La loi 2012-1442 s’appliquera. Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, l’a dit à plusieurs reprises (2). Peut-être un peu vite !

 

En tous les cas, les Conserveurs Français de Poissons se disent prêts. Et ils ne sont pas les seuls du secteur alimentaire. Les entreprises y travaillent depuis plusieurs années. Pour elles, comme pour le Centre technique de la Conservation des produits Agricoles-CTCPA, la question n’est plus la suspension/interdiction du BPA. La question qui domine est celle de la qualité des vernis de substitution sur le long terme. Pour les industriels de la conserve de poisson, ces solutions vont entraîner une réduction de la durée de vie de leur produit, d’un an environ.

 

Effectivement, selon le CTCPA qui travaille avec les fabricants de boîtes en métal sur cette substitution depuis 2010, dans 85% des cas des solutions ont été trouvées. Sur les 15% restant, des solutions sont en cours et pour quelques cas (5% - par exemple les couvercles de cornichons - produit très acide), les essais doivent être prolongés d’ici la fin 2014. 
Les essais menés ont permis de passer en BPA-NI-non intentionel pour certains produits dès 2013, avec une DLUO réduite d’un an dans un premier temps, d’accepter des défauts mineurs (légère coloration des vernis). Le comportement des produits de substitution dans le temps est bien tout l’enjeu de demain. «Le travail à venir est de définir de nouveaux tests bio et analytiques pour caractériser les vernis au-delà des exigences réglementaires» a souligné le directeur adjoint du CTCPA.

 

Le SNFBM-Syndicat national des fabricants de boîtes, emballages et bouchages métalliques qui a travaillé de concert avec le Centre technique, ne dit pas autre chose mais se montre plus prudent. «La mutation technologique implique des évaluations en profondeur des principaux points [ndlr : 9 listés et étudiés] sur tous les vernis BPA-NI» a souligné Olivier Draullette, délégué général du syndicat lors de son Assemblée générale (3). Il a aussi ajouté : «notre industrie s’interdira de mettre un produit sur le marché tant que toutes les étapes de sécurité n’ont pas été franchies avec succès. Ce qui nécessite un délai qui n’est pas toujours compatible avec la loi française». 
Le fait que le Gouvernement n’ait pas remis au Parlement - avant le 1er juillet 2014 (4), comme le stipule l’article 1 de la loi - le rapport évaluant les substituts possibles au bisphénol A «pour ses applications industrielles au regard de leur éventuelle toxicité», est révélateur d’une situation complexe…

 

… et de divergence des points de vue scientifiques. Que dira l’autre rapport également très attendu, celui de l’EFSA-Autorité européenne de sécurité des aliments dont la date de publication est sans cesse repoussée. La dernière avancée par la Commission européenne : début 2015. Ce rapport pourra-t-il faire évoluer la réglementation française ? C’est la question de fond qui reste à traiter. 
En effet, si les divergences apparaissent trop grandes, la France pourra-t-elle au nom de la libre circulation des produits continuer à interdire la mise sur le marché des emballages alimentaires sans BPA, alors qu’il existe un niveau estimé sans danger d'exposition au BPA-connu sous le nom de DJT-dose journalière tolérable (5). La France pourra-t-elle continuer à se retrancher derrière le critère de protection de la santé du consommateur ? La Commission européenne pourra-t-elle agir au contentieux contre la France si le rapport EFSA est plus modéré ?

 

Autant d’incertitude qui pourrait assombrir l’horizon des industriels alors qu’ils ont besoin d’un environnement dégagé pour leur développement. Autant d’incertitude qui pourrait peser sur l’avenir d’une filière française qui n’aura plus le droit d’exporter un emballage accepté dans les autres pays. Incertitudes aussi sur les moyens de contrôle du respect de la suspension par les produits importés. 
L’affaire du BPA ne fait que commencer…

 

(1) Lors de son intervention au 9è rendez vous de l’emballage organisé par le LNE dont le thème général portait cette année sur «les Matériaux au contact des aliments» (2) ebonus du 28 avril 2014 - www.emballagedigest.fr/actualité (3) AG qui s’est tenue le 13 juin (4) ebonus du 1er juillet 2014 (5) Avis de l'Efsa-17 janvier 2014.


Drinktec 2013 : La canette de Ball s’imprime en numérique


illustration
Ball Packaging Europe a présenté de nombreuses solutions de décoration dont un nouveau procédé avec le numérique qui permet un cycle de production jusqu'à 36 boîtes différentes avec chacune une impression individuelle. Ce procédé Imp
ression Digital Window, qui s’effectue en deux étapes, offre la possibilité de promotions uniques en combinant standard avec l'impression numérique.

Ce procédé s’applique pour l’instant à des canettes standards en aluminium de 33 ou 50cl. Elles sont fabriquées de la manière habituelle, tout en laissant une «fenêtre» non imprimée. Dans la seconde partie du process, les boîtes défilent sur la ligne d'impression numérique où les designs personnalisés sont imprimés très précisément à l’intérieur de la fenêtre. «Impression Digital Window» propose la personnalisation «retardée» pour une production de masse et apporte une réponse à la tendance de la méga personnalisation» explique Marc Schoeppner, chef de produit chez Ball Packaging Europe Holding GmbH & Co. KG. Cette nouvelle technologie rend les promotions interactives très faciles et permet de relier les médias sociaux au monde réel avec un lien direct vers le point de vente. Impression Digital Window sera disponible pour les clients à travers l'Europe.
(source : EDpackaging - novembre 2013 N°583)


Le groupe Ardagh est récompensé pour la boîte Nemo développée avec Bonduelle  


Une boîte de conserve 15% plus légère qu’une boîte conventionnelle et sans moulures grâce à la technologie d’emboutissage-étirage (DWI) et l’injection d’azote : c’est le projet Nemo développé par le groupe irlandais Ardagh en collaboration avec le légumier français Bonduelle qui a remporté le prix « Can of the Year » (boîte de l’année) 2013. La boîte a également été primée dans les catégories « boîte alimentaire 2-pièces » et « développement durable ». En France, elle est nominée pour l’Oscar de l’emballage 2013.


Ardagh
accroît ses capacités américaines

Le groupe d’origine irlandaise va construire une usine de boîtes de conserve en Virginie. 

Le groupe producteur d’emballages en métal et en verre Ardagh annonce un investissement de 93,5 millions de dollars à Roanoke County (Virginie), aux États-Unis.

Cette usine fabriquera des boîtes de conserve et disposera d’une capacité de 4,5 millions d’unités par an, soit environ 5% du marché américain des boîtes alimentaires. Elle devrait employer une centaine de salariés.

Sa construction est liée à un accord avec ConAgra, un géant américain de l’agroalimentaire, qui nécessite un accroissement des capacités d’Ardagh dans l’est des États-Unis. Le démarrage de la production est prévu dans le courant du troisième trimestre de 2014. Groupe d’origine irlandaise mais basé au Luxembourg, Ardagh réalise un chiffre d’affaires de 4,15 milliards d’euros, emploie 18 000 personnes, exploite une centaine d’usines et produit quelque 32 milliards d’emballages chaque année.


Le SNFBM et l’ADEPALE interviendront à la prochaine conférence Emballage organisée par Emballages Magazine et LSA le 4 avril prochain sur le thème :

« Emballages métalliques : comment s’adapter à l’interdiction à venir du bisphénol A » :
. Faire le point sur les différentes alternatives possibles
. Protection et conservation du produit, étanchéité, confiance du consommateur... : les critères à prendre en compte pour un emballage performant.


Oscar de l'Emballage 2012 : Trophée pour ARDAGH avec le pot de peinture Ringo de 750 ml

Ringo est une évolution éco-responsable et moderne de l'emballage de peinture. Le nouveau pot de 750ml permet de réduire le poids de l'emballage tout en conservant facilité d'utilisation et performances. Une ouverture sans anneau, un emballage plus léger, une ouverture totale facilitant l'écoulement du produit et la réduction des résidus : voilà les avantages principaux de Ringo. Le nouveau Ringo 750ml est encore plus léger et plus rigide grâce à son ouverture et sa base rétreintes. Avec ce nouveau design, Ringo 750ml est 20% plus léger qu'un pot standard de même contenance.

L'activité emballage de BALL se dote d'une nouvelle direction générale

Ball Packaging Europe annonce plusieurs nominations suite au départ à la retraite de Ray Seabrook, numéro 2 de Ball Corporation.
> en savoir plus
Lactivite emballage BALL se dote dune nouvelle direction generale EmballageDigest du 081112 (Pdf, 0,45 Mo)

A l'occasion de l'Assemblée Générale du SNFBM le 22 juin 2012, les adhérents ont procédé au renouvellement partiel du Conseil d'Administration du Syndicat, qui compte 13 membres.
> lire le communiqué de presse du SNFBM
Communique de presse renouvellement partiel du CA au 220612 (Pdf, 0,12 Mo)


ARDAGH-BOXAL produit les bouteilles Coca-Cola Light inspirées des collections "Night & Day" de Jean-Paul Gaultier.


FRANPAC :  Nouvelle ligne de production de boîtes
Le groupe Massilly a décidé d’augmenter les volumes de production des boîtes 4/4, (boîtes de 850 ml), destinées à ses clients de l’agroalimentaire, notamment dans l’ouest de la France. L’entreprise Franpac de Douarnenez, qui était jusqu’à présent spécialisée dans les boîtes de thon, de maquereaux, de sardines et qui appartient au groupe, va pour cela lancer une nouvelle ligne de production capable à terme de produire 60 millions de boîtes par an. Cette ligne devrait fonctionner à partir du mois de mai prochain pour le début de la saison des légumes, durant laquelle elle pourra produire 5 millions de boîtes par mois. L’entreprise, qui emploie actuellement sur son site de Lannugat 250 personnes et produit 230 millions de boîtes/an, pourrait embaucher 15 à 20 salariés supplémentaires. Franpac va également augmenter ses capacités de stockage sur son site. Le projet d’extension représente un investissement d’environ 1 M€.

Crown Speciality Packaging est sélectionné pour la fabrication des boites de biscuits pour le 60ème anniversaire du règne de La reine Elizabeth II (jubilé de diamant)



MPE - Metal Packaging Europe reçoit Monsieur 
Janez Potočnik , Commissaire européen en charge de l'environnement.

MPE représente les intérêts de la filière des producteurs et des fournisseurs d'emballages métalliques rigides au sein de l'Europe.

> en savoir plus sur MPE
> lire l'intervention de M.  Janez Potočnik
Mr Janez Potocnik European Commissioner for the Environment (Pdf, 0,07 Mo)

Le 30 décembre 2011, le Tribunal de Commerce et Maritime danois a rendu un jugement en faveur de EMPAC (European Metal Packaging) contre Superfos A/S, dans un cas de violation des directives européennes en matière de publicité. 
> lire le communiqué de presse de EMPAC
Communiqué de Presse EMPAC vs Superfos A/S (Pdf, 0,13 Mo)
 
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